Trek des Annapurnas – Du 02/10 au 13/10/2017

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NEPAL : Never Ending Peace And Love

Me voilà rendu dans l’Himalaya ! On y vient évidemment pour admirer les plus hautes montagnes au monde et pour trekker. La ville servant de point de chute pour voir les Annapurnas est la 2ème plus grande du pays, Pokhara.

La route la reliant à Kathmandu est la meilleure du pays d’après ce que j’ai lu. 200km en 7h30 de trajet… Si c’est ça la meilleure route, les trajets vont être épuisants !

Je suis arrivé durant la fête de Dashain, pour célébrer la victoire de la déesse Durga sur les forces du mal, représentées par un buffle-démon. Pour fêter ça, des animaux sont sacrifiés. Faut pas avoir peur du sang ! Et c’est l’occasion pour les népalais de se retrouver en famille.

Ce que je ne savais pas, c’est que tout est fermé le jour le plus important de la fête (ah oui, car ça dure plusieurs jours la célébration !). Et c’est pile poil le jour durant lequel j’avais prévu d’aller faire mon permis et mon droit d’entrée pour le parc des Annapurnas pour aller trekker. Tant pis, j’ai l’avantage de ne pas être à un jour près !

Une fois obtenu ces précieux papiers, et avoir préparé mon sac, c’est parti le 2 octobre pour faire le circuit des Annapurnas !

Jour 1 : Ngadi (930m) – Syange (1 100m)

Encore un bus pourri durant 5 heures pour se rendre au départ du trek, à Besi Sahar. J’y rencontre Rameen, un anglais, Alessandro, un italien, et Diana, une allemande. Une équipe européenne !

La piste de terre continue un peu après ce village. Marcher le long de la route avec les bus et jeep ne nous enchante pas trop. On trouve alors un autre bus pour aller plus loin, à Ngadi, et gagner 1/2 journée de marche.

Le premier jour se déroule dans la chaleur et l’humidité. Nous sommes encore à de très faibles altitudes (environ 1 000m). La mousson venant juste de se terminer, ça pullule de sang-sues sur le chemin. On en a tous eu une au moins sur les chevilles ! Heureusement, un népalais nous a donné un remède miracle : on peut frotter sur sa peau une plante, qui a l’odeur de menthe, pour faire fuir ces sales bêtes !

4h de marche plus tard, à travers des rizières et la forêt, nous arrivons à Syange.

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Il y a des lodges environ tous les 2 heures sur ce trek, ce qui permet d’éviter de transporter un matériel de camping et de la nourriture. Presque pour toutes les nuits, on a réussi à ne pas payer la chambre en échange de prendre repas du soir et petit-déj’ au refuge.

Jour 2 : Syange (1 100m) – Tal (1 700m)

Les choses sérieuses commencent ! Départ à 7h30. Notre équipe s’agrandit avec deux anglaises en plus. On arrête la journée à Tal, en milieu d’après-midi. Une chose que j’ai vraiment apprécié durant ce trek, c’est le fait de passer par de petits villages, avec encore une « âme » ; contrairement au trek du camp de base de l’Annapurna où il n’y a plus que des lodges.

On y découvre une vie rustique, avec des habitants adorables, souriants, et toujours prêt à aider si on se perd (ou si on se retrouve comme des cons avec des sang-sues aux pieds sans savoir quoi faire !).

Comme tous les soirs, on a une bonne faim et on engloutit une quantité impressionnante de nourriture !

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Jour 3 : Tal (1 700M) – Chame (2 670m)

Journée difficile, avec un gros dénivelé. 9h de marche. Et on a perdu les 2 anglaises du coup, qui ont préféré faire cette étape en 2 jours. On a vu les premières montagnes enneigées au loin, ce qui nous motive à avancer !

On arrive vers 17h, bien fatigués. Dans chaque village traversée, même minuscule, il y a des édifices religieux. La religion est également importante dans cette région proche du Tibet.

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Jour 4 : Chame (2 670m) – Ghyaru (3 750m)

Et encore plus de 1 000 m de dénivelé à gravir… Je l’ai bien cherché aussi, puisque normalement cette journée aurait dû être plus courte. Mais comme toujours en voyage, l’imprévu est la meilleure chose qui soit !

J’ai commencé la journée avec mes 3 compagnons, jusqu’à Pisang. Ils ont souhaité dormir dans ce village. De mon côté, j’y ai rencontré 3 espagnols de Salamanca : Javi, Alberto, et Roman. Ça me faisait tellement plaisir de parler espagnol que j’ai poursuivi la journée avec eux !

On a continué le chemin jusqu’à Ghyaru, avec une énorme montée. Et ça a été une idée géniale ! C’est un tout petit village où très peu de trekkeurs s’arrêtent, avec seulement 2 petits lodges. La vue y est splendide, avec l’Annapurna 2 et l’Annapurna 3 en panorama ; 2 montagnes frôlant les 8 000m.

Le lodge est basique. Et comme la plupart du temps, c’est douche froide ! Ça commence à piquer à cette altitude !

On y passe tout de même une bonne soirée, en compagnie de Mathilde, une française, et de 2 australiens.

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Jour 5 : Ghyaru (3 750m) – Manang (3 540m)

On se lève à 5h30, pour assister au lever de soleil. Les montagnes dépassent des nuages.

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Je poursuis ma route avec les espagnols. Journée sans difficulté mais fatigués de la veille.

Pause le midi dans un petit village où 2 gosses sont venus me parler, ou plutôt ont essayé de me parler. Dur de se comprendre mais c’était marrant !

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On arrive à Manang en début d’après-midi et on en profite pour laver nos fringues. Je n’ai pas pris grand chose pour ne pas alourdir mon sac (environ 8kg), donc pas le choix de laver !

Jour 7 : Manang (3 540m) – Camp de base du Tilicho (4 150m)

La majorité des gens font une pause d’une journée à Manang pour l’acclimatation à l’altitude. On se sentait tous bien, donc on a zappé cette journée de repos.

On quitte le sentier principal pour se diriger vers le lac Tilicho. On a assisté à une scène spéciale : certaines personnes, trop fainéantes pour marcher sûrement, montent en cheval, ou à dos d’ânes. Sur un pont de singe (ah oui, il y a beaucoup de ponts de singe sur le trek !), l’un des chevaux a paniqué. Il a fait demi-tour entraînant 2 autres avec lui. 2 personnes ont eu le temps de descendre, mais un mec s’est fait traîner sur 10 mètres, le pied bloqué dans l’étrier. Il a réussi finalement à se libérer. Plus de peur que de mal, car il aurait pu tomber dans le vide, le sentier étant très étroit sur cette partie. Le problème, c’est que l’un des chevaux s’est retrouvé bloqué sur le pont, avec 2 jambes coincées dans les mailles. Pas moins de 10 personnes et 30 minutes d’efforts pour le libérer, blessé et saignant des jambes. Pauvre bête…

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Le sentier est assez dangereux, car étroit, avec des cailloux qui roulent sous les pieds quand on marche, et un ravin. On arrive tout de même au camp de base du Tilicho en milieu d’après-midi. C’est un lac sacrée pour les hindous et bouddhistes. Du coup, en plus des trekkeurs habituels, il y a beaucoup de népalais et d’indiens. Les 3 lodges sont complets quand on arrive. 2 solutions : dormir dans la salle de restaurant, ou dans une des 3 tentes, à plus de 4 000 mètres d’altitude. On opte pour la tente ! A 4 dans une petite tente, on ne devrait pas avoir trop froid, avec nos duvets et des couvertures prêtées par le lodge. Et c’est également ici que j’ai pris la douche la plus froide de ma vie. L’eau vient directement du lac, à 5 000 m d’altitude, et elle doit sûrement être à 5 degrés !

Jour 7 : Camp de base du Tilicho (4 150m) – Lac Tilicho (5 014m) – Kangsar (3 730m)

Réveil à 3h45… Dur dur le trekking ! Montée de nuit à la frontale jusqu’au lac, plus haut au monde d’après ce que disent les Népalais. 3 heures de marche pour gravir les 900 mètres de dénivelé. Ça me rappelle l’ambiance de mes ascensions en Amérique du Sud, même si là il ne s’agit pas de marcher dans la neige ou sur des glaciers. Le soleil se lève en même temps que nos ombres apparaissent et qu’on s’approche du but.

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Le lac est splendide, d’un bleu unique, avec des montagnes et glaciers autour. On y reste 1 heure, malgré le froid qui règne ici.

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La descente vaut la peine aussi. On voit désormais le paysage, qu’on ne pouvait apercevoir durant la montée à cause de la nuit.

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On a eu la chance d’assister à un spectacle que seule la Pachamama peut donner : un énorme bruit se fait entendre. On se retourne et là, une avalanche ! Grandiose !

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On mange au camp de base, et on continue de redescendre pour s’approcher du sentier principal.

On marche depuis 4 heures du mat’, c’est le milieu d’après-midi, on est crevé, mais tous les lodges qu’on trouve sont complets, réservés par les agences de trekking…

On est donc obligé de faire plus que prévu, et d’aller à Kangsar, village où personne ne dort. Les 2 lodges y sont bien pourris. J’ai une chambre et des draps qui n’ont pas dû être nettoyé depuis des années. Heureusement, j’ai mon sac de couchage !

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Cette journée a été dure, et j’ai des ampoules sur chaque pieds. Dodo à 20h30 !

Jour 8 : Kangsar (3 730m) – Camp de base du Thorung La (4 525m)

Une bonne nuit et c’est reparti !

Sur le chemin, belle vue sur l’Annapurna 3, et beaucoup de yaks. Animal très imposant, mais qui a peur si on gueule ou si on tape le sol avec un bâton.

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On a marché assez vite, car on souhaitait avoir une chambre pour le soir, avant la grosse journée de demain. La nuit en tente était cool, mais si on peut éviter de recommencer ! Le camp de base du Thorung La a tendance à se remplir vite d’après ce qu’on nous a dit. Et on a bien géré, car on prend les 2 dernières chambres disponibles.

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Jour 9 : Camp de base (4 525m) – Thorung La Pass (5 416m) – Muktinath (3 760m)

Départ à 5h à la frontale encore ! On doit passer le col du Thorung La culminant à plus de 5 400m. Le Népal est un pays taillé pour les géants, tout y est démesuré…

Près de 1 000m avalés en 2h45 pour moi. J’ai eu un coup de mou à 4 900m. J’ai fait une bonne pause en buvant 1 litre d’eau et en mangeant des barres de chocolat : les 2 meilleurs moyens pour éviter le mal des montagnes ! J’ai bien fait car je me suis senti beaucoup mieux après. Je commence à avoir un minimum d’expérience !

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J’arrive donc au sommet vers 7h45. Aucun problème de respiration. Et pour l’anecdote, au camp de base, il y avait une australienne qui mesurait notre taux d’oxygène dans le sang et notre rythme cardiaque pour étudier les effets de l’altitude. Le taux normal est de 95 normalement, et le maximum de 99. Tous les trekkeurs étaient environ entre 85 et 92. A 4 500m, j’étais à 96 avec un battement par minute de 61. L’australienne m’a dit que j’avais les stats des sherpas ! A voir donc dans ma généalogie s’il n’y a pas un sherpa qui se serait glissé par là !

Bref, arrivée au sommet représente une vraie joie et un pur bonheur pour nous tous !

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On y reste un peu plus de 30 minutes, mais on ne s’éternise pas car il fait vraiment froid avec le vent qui se lève.

Javi n’a pas eu le mal des montagnes dans la montée, mais une fois rendu au sommet. Mal de tête et syndrome du bourré (impossibilité de marcher droit). Pour ne pas arranger les choses, la descente était très longue.

On arrive tout de même à Muktinath, à une altitude bien plus raisonnable (3 760m), et avec une vue sur les montagnes du Mustang. Javi se sent mieux, et on mange dans un petit resto pour reprendre des forces.

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Muktinath est une ville de pèlerinage pour les népalais, indiens, et tibétains. C’est tout petit, avec quelques immeubles en construction, mais il y a plusieurs temples et un Bouddha géant.

On ne souhaite pas dormir ici. La suite du sentier se fait sur une piste poussiéreuse où circulent bus et jeep. On décide de prendre un bus local pour rejoindre Jomsom. Une organisation chaotique pour savoir quel bus on doit prendre et 1h de tape-cul plus tard, nous voilà arrivés à Jomsom.

C’est la « grosse » ville des Annapurnas. Une « route » a été construite pour la relier à Pokhara. La majorité des trekkeurs stoppent ici. On y passe la nuit, et pour une fois, on a réussi à trouver un bon lodge !

Mes 3 compagnons s’arrêtent là et retournent à Pokhara le lendemain car ils rentrent en Espagne dans 2 jours.

Jour 10 : Jomsom (2 720m) – Tatopani (1 190m) en bus

Je ne souhaite pas retourner à Pokhara immédiatement. Il y a encore une chose que je veux absolument voir. Mais je ne veux pas marcher la moitié du temps sur la piste non plus. J’ai donc opté pour prendre un bus jusqu’à Tatopani. Ça n’a pas été de tout repos…  Avec les moussons et les éboulements, la piste est ultra défoncée ! 7 heures de trajet en enfer, pour faire 62 km !! Un bus bondé, des passagers assis dans l’allée sur des sacs ou des cartons, un bus qui grince de partout et qui secoue. Mais surtout une piste à flanc de montagne avec un grand ravin. Le bus vacille de droite à gauche à cause des trous, donnant l’impression qu’on va basculer dans le vide à tout moment. Lorsque 2 véhicules se croisent, c’est 10 minutes de manœuvres, et l’un doit se ranger au bord du ravin. Et vu le sens dans lequel on allait, c’était nous ! Heureusement, les chauffeurs népalais sont prudents (contrairement aux Péruviens par exemple) !

Je n’ai jamais autant flippé durant un trajet. J’arrive à Tatopani heureux et soulagé ! Retour à une altitude où il fait chaud !

Jour 11 : Tatopani (1 190m) – Ghorepani (2 880m)

J’ai fait une drôle de tête la veille au soir quand j’ai regardé ma carte pour voir l’étape d’aujourd’hui. Je pensais à une journée normale. Mais c’est le dénivelé le plus important du trek ! Et merde… 1 700 m de dénivelé positif ! Aïe !

J’ai donc décidé de partir tôt, à 7h, pour faire le plus possible avant la chaleur assommante de midi. J’en ai chié tout de même ! Le chemin est moins bien indiqué par ici car moins de monde y passe.

5 heures d’efforts, avec juste quelques pauses pour boire (3 litres d’eau au total en une matinée !). J’arrive à 12h à Ghorepani.

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Impossible d’avoir une chambre gratuite ici. Mais bon, ce n’est que 1,5 euros à payer, et pour une bonne chambre en plus, avec vue sur les Annapurnas !

Sieste l’après-midi évidemment, surtout qu’il s’est mit à pleuvoir donc pas grand chose d’autre à faire !

Jour 12 : Ghorepani (2 880m) – Poon Hill (3 210m) – Naya Pul (1 080m)

Réveil à 4h30 pour départ à la frontale à 5h. 1h de montée pour arriver à Poon Hill, réputé pour être l’un des plus beaux point de vue des Annapurnas ! C’est pour ça que j’ai souffert hier !

Il y a du monde à assister au lever de soleil, environ 200 personnes peut-être. Mais c’est normal vu la beauté de l’endroit !

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On voit la chaîne de montagne du Dhaulagiri, avec le Dhaulagiri I culminant à plus de 8 000 m (8 167 exactement).

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Également le Machhapuchhre (6 997m), Tukuche (6 920m), le Nilgiri (7 061m), et surtout la partie la plus haute de la chaîne des Annapurnas !

L’Annpurna South à 7 219m, et l’Annapurna I à 8 091m ! C’était un rêve de voir cette dernière montagne. Mythique et inaccessible. L’un des 8 000 les plus durs au monde. Environ 1 alpiniste sur 3 décède durant l’ascension. Ces Hommes qui se lancent à l’assaut de cette montagne sont des héros.

Il y avait des nuages empêchant de voir dans l’ensemble la chaîne des Annapurnas. Je suis parti dans les derniers, on n’était plus que 5 à la fin. Mais ma patience a été récompensée. J’ai pu apercevoir le sommet de l’Annapurna South et l’Annapurna I seulement une minute, entre deux nuages venant se bloquer sur les sommets. Mais ça a été une minute magique. Ça peut paraître exagéré, mais j’ai eu des frissons et ressenti une forte émotion à voir ces sommets. J’ai tellement lu et regardé des vidéos sur ces sommets majestueux que cette minute a été l’une des plus belles de ce trek je crois.

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Je suis ensuite redescendu vers Ghorepani heureux comme un gosse.

Petit-déj’ et c’est reparti pour une descente de 5h avec beaucoup de marches qui font mal aux genoux. Elle m’a parut interminable !

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J’arrive à Naya Pul vers 13h, qui marque la fin du trek. Je prends un bus local pour un trajet de 1h30 pour retourner à Pokhara.

Je vais me reposer plusieurs jours après ces 12 journées de marche au paradis !

Ça me donne envie d’en refaire encore et encore. Et le prochain sera mythique aussi : le trek de l’Everest, le toit du monde !

4 réflexions sur “Trek des Annapurnas – Du 02/10 au 13/10/2017

  1. beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte. un blog très intéressant. J’aime beaucoup. je reviendrai. N’hésitez pas à visiter mon blog. au plaisir

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