La Habana – 16/02 au 22/02/2015

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« Tant qu’il y aura l’impérialisme, nous ne pouvons nous permettre le luxe du pluri-partisme. Nous ne pourrions jamais concurrencer l’argent et la propagande que les Etats-Unis déverseraient ici. Nous perdrions non seulement le socialisme, mais notre souveraineté nationale aussi. » 

Eugenio Balari

J’arrive à La Havane à 12h30. Je n’ai rencontré personne dans le bus pour partager ma chambre. Pas top car La Havane est une capitale et donc plus cher. Je trouve finalement une casa à un prix acceptable, après avoir cherché pendant 2 heures en marchant avec le sac à dos.

Le premier soir, je me ballade sur le célèbre Malecon de La Havane. Il y a plein de monde : des musiciens, des jeunes qui rigolent, des vieux qui fument leurs cigares, des couples qui se baladent… C’est vraiment l’image que je m’en faisais. Rien que le nom de cette ville me faisait rêver. La capitale mythique de Cuba, j’y suis !

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Je rencontre Mario, un cubain prof de baseball qui croyait que j’étais également Cubain (je suis bronzé et parle bien espagnol d’après lui, mais je pense que c’était plus pour me flatter qu’il disait ça !). Il connait une casa super bien située dans Habana Vieja, le quartier historique de la capitale. C’est un ami à lui qui tient ça et il me dit que je pourrais payer seulement 15 euros. Rendez-vous le lendemain pour aller voir !

Et le lendemain, Mario m’attend et m’emmène à la casa. C’est sûrement la moins confortable des casa que j’ai faite mais ça passe ! Les casa normalement dans ce quartier sont à 25 euros minimum, donc en avoir une à 15, ça me va très bien !

Habana Vieja est magnifique : plein de petites ruelles, des maisons coloniales, des monuments, des grandes places un peu partout. Et des rues très animées.

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Je me rends en premier au Museo de la Revolucion. Toute l’histoire révolutionnaire y est racontée. C’est un sujet qui m’intéresse et je prends donc le temps de tout lire et regarder. J’apprends pas mal de choses sur le déroulement de la révolution et sur le programme socialiste de Cuba. Ça fait un peu propagande car les échecs n’y sont pas racontés mais c’est à ne pas manquer tout de même !

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Le Mur des Crétins m’a bien fait rigoler avec des caricatures des présidents US Reagan, Bush père et Bush fils, accompagnés de messages fort sympathiques !

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Il y a également le Granma d’exposé : le bateau sur lequel Castro, le Che, et compagnie ont debarqué à Cuba en provenance du Mexique.

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Je visite ensuite le Museo Nacional de Bellas Artes (musée des beaux arts) où il y a des peintures et sculptures de l’époque coloniale jusqu’à maintenant. C’est jolie mais ce n’est pas trop mon truc les peintures !

J’ai rendez-vous à 16h avec Mario. Etant donné qu’il est cubain, il connait plein de trucs à voir, que les guides touristiques ne mentionnent pas forcément. On prend un bateau qui va de l’autre côté de la baie voir la statue de Cristo (grande statue qui domine la ville, un peu comme à Rio). Le coin est bien tranquille comparé au centre de la Havane, et la vue sur le centre-ville est jolie. On voit également la Fortaleza de San Carlos de la Cabaña (forteresse à l’entrée de la ville) et la maison où a vécu le Che. On se boit une bière quand même après toute cette marche ! On retourne en ville, toujours avec un remorqueur. Mais cette fois-ci, le conducteur n’est pas doué et se tape violemment le ponton de départ et celui d’arrivé ! Chapeau l’artiste !

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Je vais ensuite au Capitole (le même que celui de Washington, mais en plus grand !). Il est en rénovation et impossible d’y rentrer, dommage.

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Le lendemain, surprise au réveil. Ce n’est pas qu’il n’y a pas d’eau chaude dans la casa, c’est qu’il n’y a pas d’eau du tout pour se doucher ! Mais du coup, je vais me doucher chez les voisins du dessous ! Système D cubain !

Je me rends en bus à l’autre bout de la ville une fois prêt, au quartier Vedado. Je m’arrête à la Plaza de la Revolucion. C’est une place mythique avec le Che en sculpture sur une façade d’un immeuble, et sur un autre, une sculpture de Camilo Cienfuegos (autre héros de la révolution et proche ami de Guevara). De grands discours ont été prononcés ici devant des millions de personnes (par Castro, mais aussi par le Pape, ou encore un immense concert gratuit de Manu Chao).

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Il flotte un peu mais ça ne me décourage pas pour continuer de me promener. Je vais au cimetière Colon : un cimetière de 56 hectares, rien que ça ! Tellement grand qu’on peut le visiter en bus. Mais ça coûte cher pour mon petit budget de routard ; du coup, j’opte pour la marche à pied. Il y a des monuments un peu partout où des hommes cubains importants sont enterrés. Il y a aussi la personne qui a inventé la bière cubaine (même si elle n’est pas bonne, merci !). Je cherche la sortie pendant un petit moment. Un peu glauque d’être perdu dans un immense cimetière, sous la pluie !

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Pour rentrer : galère ! Les bus cubains sont imprévisibles et il y a une queue de dingue pour attendre. Il flotte à fond en plus. Je suis juste en short et t-shirt et je caille ! J’aperçois au loin un bus pour touristes. J’y cours et monte dedans pour 4 euros (aïe, c’est cher pour le petit trajet que j’ai à faire ! ). C’est un autre monde dedans ! Une personne parle en espagnol expliquant les monuments devant lesquels on passe. La plupart des gens ne pigent rien à ce qu’elle dit mais prennent en photo parce que leur guide leur dit que c’est beau. Ça doit être vraiment déprimant de voyager ainsi, et je suis heureux que le trajet ne dure que 30 minutes jusqu’à ma casa.

Le soir, grosse soirée ! J’ai rencontré des cubains sur une place. On a causé en buvant une bouteille de rhum et après dans les bars de la Habana Vieja jusqu’à 3 heures. Plein de rencontres et de bon moments !

Mais dur dur le lendemain. Réveil à 8 heures par un vendeur ambulant dans la rue qui gueule comme un dingue « pan mantequilla » (pain beurre) !

L’aprem, je me ballade tranquillement dans Habana Vieja et essaye de faire de belles photos. Je visite des trucs gratuits : casa de Simon Bolivar (el Libertador), musée Naipes (collection de cartes à jouer du monde entier et certaines datant d’un siècle !).

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Je croise une espagnole rencontrée la veille dans un bar. On passe devant le bar le plus connu de la Havane : La Bodeguita del Medio. Il y a des graffitis et des mots sur tous les murs. C’est une tradition quand on vient ici boire un verre. Mais les prix sont deux fois plus cher car des personnes comme Ernest Hemingway ou Salvador Allende y sont venu et ont écrit sur les murs !

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Le soir, nouvelle soirée avec les cubains de la veille dans un seul bar de la calle Obispo. Un groupe de musique s’y produisait, vraiment cool !

Le lendemain, je n’ai plus grand chose à visiter. J’aurais peut-être dû rester un peu plus de temps dans une autre ville ou en visiter une autre. Mais bon, tant pis, je m’occupe assez tout de même. Je visite l’édifice Bacardi (rhum) et me ballade dans les galeries d’arts où de jeunes artistes dessinent devant moi. Ils sont très doués en général !

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Je passe ma dernière nuit à l’aéroport. Mon avion vers Quito, en Equateur, est à 5h30.

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Cuba a été un super pays à découvrir.

Les gens sont chaleureux et accueillants. J’ai fait plein de rencontres et passé de bons moments. Mais Cuba est un pays particulier, notamment en raison de l’embargo. Les magasins sont vides et les produits de premières nécessités coûtent cher. Je ne me suis pas limité aux zones touristiques et j’ai donc pu voir et parler avec beaucoup de personnes. Contrairement à ce que l’on pense en France, dû à la propagande médiatique, la plupart des cubains soutiennent Castro, notamment les anciens qui ont connu la dictature de Batista. Les jeunes, eux, voudraient un peu plus de libertés, notamment pour internet qui est interdit à Cuba, sauf pour le travail. Mais ils ne souhaitent pas redevenir une marionnette des USA, comme c’était le cas avant la révolution.

Le système de double monnaie est pénalisant pour les voyageurs. C’est le seul pays au monde à avoir deux monnaies : une pour les cubains, une pour les étrangers (25 fois plus forte, et alignée sur le dollar). Ce système augmente les inégalités entre les gens qui vivent du tourisme et les autres. Mais ça va changer l’année prochaine, normalement.

Bref un pays complexe, avec une histoire très riche, une identité forte, et une grande fierté !

Pour terminer :

¡ Viva CUBA LIBRE, Viva la Revolucion, Viva Fidel, Viva el Che !

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Une réflexion sur “La Habana – 16/02 au 22/02/2015

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